Sur trois mille ans, la conception de l'enfer a évolué. Il en est de même de l'image du Diable. D'abord, matérialisation des peurs collectives sous la symbolique des monstres de l'abîme, des esprits souffles porteurs de maladie et de mort, du serpent associé au feu, des morts-spectres qui menacent la vie des vivants,... cette approche plus ou moins animiste s'accompagne de la présence de nombreux démons horribles, redoutables, dont il faut se prémunir par magie. Ensuite, par un processus de personnification dont nous avons parlé, apparition du diable sous la forme d'un Ange (Elohim) adversaire de l'homme, tentateur, puis aussi adversaire de Dieu, donc puissance dualiste rassemblant tout le Mal contre Dieu qui ne peut être que le Bien. La multiplicité de ces personnages se réduit peu à peu pour aboutir au Prince des Enfers. Bien des noms ont été progressivement abandonnés : Belzebuth, Azaz'el... Il ne subsiste en fait que Satan et Lucifer. Or ce dernier nom n'existe pas dans l'A.T. ni dans le N.T., il provient d'une erreur de traduction de Saint-Jérôme pour la Vulgate. La rébellion des " astres-entités " contre l'ordre de l'Univers, qui est un thème mésopotamien, repris dans le livre d'Enoch, où astres et anges sont confondus et assimilés aux Elohim, est décrit aussi par Isaïe.
Ange déchu révolté contre Dieu. C'est la traduction, dans la version grecque du Nouveau Testament, de l'hébreu schatãn, "adversaire", "accusateur". On admet que les israélites ont adopté, surtout sous l'influence de la religion iranienne qui se caractérisait par le dualisme, la conception du diable au sens strict du terme, c'est-à-dire la croyance en l'existance d'une puissance maléfique distincte de Dieu et en lutte contre lui.
Auparavant, Satan, l'accusateur, n'était q'une manifestation de Dieu mettant sa créature à l'épreuve: c'est ainsi qu'il apparaît dans le livre de Job. Par la suite, on trouve dans le judaïsme un grand nombre de démons (par exemple Bélial, Belzébuth), dont Satan est le prince.
Le diable fut également identifié au serpent qui tenta Eve au paradis terrestre, au dragon ainsi qu'à l'étoile du soir, Lucifer, ange réprouvé et tombé du ciel.
La croyance en l'existance du diable, en tant que personnification du mal et adversaire de Dieu, fut renforcée par le christianisme. Elle joua un rôle important au Moyen Age et eut souvent des conséquences funestes, par exemple les procès en sorcellerie. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle que cette croyance fut sérieusement mise en doute. Elle fait encore l'objet de contreverses. Cette conception du diable est particulière au christianisme.
Cependant, pour les musulmans, il existe une entité mauvaise similaire appelée Iblis.
Ange déchu révolté contre Dieu. C'est la traduction, dans la version grecque du Nouveau Testament, de l'hébreu schatãn, "adversaire", "accusateur". On admet que les israélites ont adopté, surtout sous l'influence de la religion iranienne qui se caractérisait par le dualisme, la conception du diable au sens strict du terme, c'est-à-dire la croyance en l'existance d'une puissance maléfique distincte de Dieu et en lutte contre lui.
Auparavant, Satan, l'accusateur, n'était q'une manifestation de Dieu mettant sa créature à l'épreuve: c'est ainsi qu'il apparaît dans le livre de Job. Par la suite, on trouve dans le judaïsme un grand nombre de démons (par exemple Bélial, Belzébuth), dont Satan est le prince.
Le diable fut également identifié au serpent qui tenta Eve au paradis terrestre, au dragon ainsi qu'à l'étoile du soir, Lucifer, ange réprouvé et tombé du ciel.
La croyance en l'existance du diable, en tant que personnification du mal et adversaire de Dieu, fut renforcée par le christianisme. Elle joua un rôle important au Moyen Age et eut souvent des conséquences funestes, par exemple les procès en sorcellerie. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle que cette croyance fut sérieusement mise en doute. Elle fait encore l'objet de contreverses. Cette conception du diable est particulière au christianisme.
Cependant, pour les musulmans, il existe une entité mauvaise similaire appelée Iblis.



